25 juillet 2005

Ouroboros



Serpent qui se mord la queue et symbolise un cycle d'évolution refermé sur lui même.
Ce symbole indique aussi les idées de mouvement, de continuité, d'autofécondation et en conséquence, d'éternel retour. La forme circulaire de l'image a donné lieu à une autre interprétation : l'union du monde terrestre figuré par le serpent, et du monde céleste figuré par le cercle.
Cette interprétation serait confirmée par le fait que l'ouroboros, dans certaines représentations serait moitié noir, moitié blanc. Il signifierait ainsi l'union des deux principes opposés, soit le ciel et la terre, le bien et le mal, le jour et la nuit, le Yang et le Yin et toutes les valeurs dont ces ces opposés sont les porteurs.
Le serpent qui se mord, la queue, en dessinant une forme circulaire, rompt avec une évolution linéaire, marque un changement tel qu'il semble émerger à un niveau d'être suprérieur, le niveau de l'être céleste ou spiritualisé.
Il transcende ainsi le niveau de l'animalité, pour avancer dans le sens de la plus fondamentale pulsion de vie ; mais cette interprétention ascendante ne repose que sur la symbolique du cercle. Au contraire, le serpent qui se mord la queue, qui ne cesse de tourner sur lui même, s'enferme dans son propre cycle, la roue des existences comme condamné à ne jamais échapper à son cycle pour s'élever à un niveau supérieur, le cercle indéfini des renaissances.
Actuellement nous sommes à la fin du cycle des temps de l'humanité, pour débuter un nouveau cycle libéré de l'emprise du serpent terrestre (le matérialisme).
L'ouroboros symbolise : "la fin des temps".

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